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Firefox : mozilla-europe.org
| quote: | Firefox à l'abordage d'Internet Explorer
Lancé hier, ce navigateur libre vient menacer le quasi-monopole d'accès au Web, détenu par le géant du logiciel «propriétaire», Microsoft.
Un air d'innovation plane sur l'Internet. Si l'arrivée d'un nouveau logiciel est rarement un événement mondial, la sortie, hier, de Firefox (1) pourrait relancer une technologie qui stagne depuis presque six ans. Le navigateur est l'élément clé qui permet d'accéder au Web. Avec Internet Explorer, et plus de 95 % du marché, Microsoft est aujourd'hui en situation de quasi-monopole. Or, depuis 1999 et la version 5.5 de son navigateur, la firme de Redmond s'est contentée du minimum et n'a plus fait évoluer les fonctionnalités de son produit.
Mais, depuis le 13 septembre, la version test de Firefox _ uniquement en anglais _ a été téléchargée plus de 8 millions de fois. «On s'attendait à 1 million en dix jours. Il y en a eu 2 millions», s'étonne Tristan Nitot, président de l'association de promotion du projet Mozilla Europe.
Irréversible. Le projet a pris racine le 31 mars 1998. Netscape, société qui propose, elle aussi, un navigateur, ne peut lutter contre la progression irréversible d'Internet Explorer installé par défaut dans Windows, et décide de rendre public son code source (ses secrets de fabrication). Une cinquantaine d'ingénieurs de Netscape continuent à faire évoluer le produit. Ils sont épaulés par d'autres développeurs, bénévoles (lire ci-contre). En juin 2002, une première version du navigateur est disponible. Elle ne rencontre qu'un succès mitigé auprès des utilisateurs.
En juillet 2003, AOL, devenu entretemps propriétaire de Netscape, décide de quitter le marché des navigateurs, licencie son équipe de développement et arrête de soutenir Mozilla. Les bénévoles ayant travaillé sur le navigateur libre se réunissent alors autour de la fondation Mozilla. «Nous ne devions plus seulement nous occuper de l'informatique, mais aussi de la distribution, de l'image et de la promotion de notre produit, se souvient Tristan Nitot. Nous avons décidé de créer un navigateur très simple à utiliser, convivial.» La mascotte, le dinosaure rouge un peu austère de Mozilla, laisse la place à un superbe renard.
«Plus rapide». La semaine dernière, sur Liberation.fr, plus de 12 % des internautes utilisaient déjà Firefox. Ils n'étaient que 5 % au mois de janvier. La version définitive, rendue disponible hier matin aux alentours de 10 heures (heure française) en quatorze langues, dont le français, devrait donc s'imposer comme le concurrent majeur d'Internet Explorer. Pour y parvenir, la fondation ne lésine pas sur les moyens. Un appel, lancé pour assurer la promotion de Firefox, a permis de recueillir 250 000 dollars de dons. Ils ont, entre autres, servi à acheter une pleine page de publicité dans le New York Times. Du jamais vu dans la communauté du logiciel libre.
Les créateurs de Firefox restent cependant persuadés que leur meilleure publicité est le navigateur lui-même. «Par rapport à Explorer, Firefox constitue un bond technologique, explique Tristan Nitot. Il est plus rapide, plus pratique.» Il peut aussi bloquer les «pop-up» (fenêtres de publicité). Il est plus imperméable aux virus, aux logiciels espions, à tel point que le Cert, un organisme américain de sécurité informatique, a conseillé aux internautes de l'utiliser plutôt qu'Explorer. Les membres de la fondation Mozilla planchent déjà sur les prochaines évolutions de Firefox. Un impératif pour Tristan Nitot : «Il faut s'assurer que l'innovation ne s'arrête jamais.»
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J'aurais aimé savoir si vous l'utilisez et s'il vous convient, merci 
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