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Un truc de fou ...
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| Le bagagiste de Roissy a bien �t� victime d'un complot familial Abderazak Besseghir, le bagagiste de Roissy qui avait �t� �crou� apr�s la d�couverte le 28 d�cembre dans le coffre de sa voiture d'armes et d'explosifs, a �t� remis en libert� vendredi 10 janvier. Ce jeune homme de 27 ans, soup�onn� de pr�parer un attentat terroriste, a �t� en r�alit� victime d'un complot familial, comme il l'avait toujours soutenu. L'ancien militaire qui l'avait d�nonc� a reconnu que l'arsenal avait �t� plac� pour lui nuire dans le coffre de la voiture. Lui et un autre homme ont avou� avoir agi pour le compte de la belle-famille d�sireuse de venger la mort de leur fille. Ils ont �t� �crou�s pour "d�nonciation calomnieuse" et "d�nonciation d'un crime imaginaire"par un magistrat de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Un oncle, en fuite en Alg�rie, aurait fourni les armes et les explosifs. Un sordide r�glement de comptes familial : voil� � quoi s'est r�duite, � l'issue d'un retournement d'enqu�te spectaculaire, l'affaire du bagagiste de Roissy, Abderazak Besseghir. Soup�onn� de pr�paration d'un attentat terroriste, apr�s la d�couverte d'armes et d'explosifs dans le coffre de sa voiture, le 28 d�cembre, ce jeune homme de 27 ans d'origine alg�rienne a �t� remis en libert�, vendredi 10 janvier. L'ancien militaire qui l'avait d�nonc� � la police, Marcel Le Hir, a lui �t� mis en examen dans l'apr�s-midi pour " d�nonciation calomnieuse", et " d�nonciation d'un crime ou d�lit imaginaire" par le juge d'instruction de Bobigny Roger Le Loire, qui a repris le dossier apr�s le dessaisissement du juge antiterroriste Gilbert Thiel. Ce dernier avait mis en examen Abderazak Besseghir, le 1er janvier, pour " association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" � l'issue de 72 heures de garde � vue. Marcel Le Hir a reconnu avoir tendu un pi�ge � Abderazak Besseghir, en pla�ant l'arsenal dans sa voiture avec la complicit� d'un autre homme, Patrick Pouchoulin, �galement �crou�. Conform�ment � la th�se du complot d�fendue par le bagagiste, les deux hommes ont avou� avoir agi pour le compte de la belle-famille, d�sireuse de venger la mort de leur fille Louisa, l'�pouse d'Abderazak Besseghir. Les Bechiri ont toujours �t� convaincus que ce dernier �tait responsable de l'incendie, qui avait entra�n�, en juillet 2002, le d�c�s de son �pouse. Un des oncles, Djilali Diffalah, en fuite en Alg�rie, aurait particip� au complot en fournissant l'arsenal et en aidant � le dissimuler dans la voiture. D�s l'origine de l'affaire, les enqu�teurs de la brigade criminelle s'�taient interrog�s sur la cr�dibilit� du t�moin cl�, Marcel Le Hir. Membre du 8e r�giment parachutiste d'infanterie et de marine (RPIMa) de Castres (Tarn) entre 1980 et 1985, cet ancien militaire, qui s'�tait reconverti dans la s�curit� priv�e, a �t� condamn� pour plusieurs d�lits. Depuis l'interpellation d'Abderazak Besseghir, ses proches assurent que Marcel Le Hir est li� aux Bechiri. Le 6 janvier, ils ont remis aux policiers une cassette vid�o des fian�ailles des Besseghir, montrant l'ancien militaire aux c�t�s de la belle-famille. "PIED NICKEL�" En raison notamment de ses ant�c�dents, et malgr� la v�h�mence de ses affirmations, Marcel Le Hir a �t� plac� en garde � vue dans les jours qui ont suivi la d�nonciation d'Abderazak Besseghir. Gr�ce au d�pouillement de ses communications t�l�phoniques, les policiers sont parvenus en d�but de semaine � identifier un certain " Patrick", interlocuteur assidu de Marcel Le Hir pendant les trois semaines ayant pr�c�d� la d�nonciation. Rapidement identifi� et plac� en garde � vue le 7 janvier avec l'ancien militaire, Patrick Pouchoulin a avou� avoir �t� charg� par la belle-famille de pi�ger le bagagiste avec Marcel Le Hir. �g� de 47 ans, Patrick Pouchoulin - un " pied nickel� gravitant dans le milieu de la s�curit�" selon l'expression d'un enqu�teur -, a reconnu devant le juge Le Loire avoir �t� contact� par les Bechiri en tant qu'ami d'enfance de la m�re de Louisa et de son oncle. La belle-famille ne cachait pas son exasp�ration apr�s la mise hors de cause d'Abderazak Besseghir dans la mort de leur fille. Le jeune couple se disputait fr�quemment. D�but juillet 2002, Louisa avait �t� gri�vement br�l�e par des produits m�nagers inflammables, avant de d�c�der � l'h�pital en septembre. Plac� � l'�poque en garde � vue, son mari avait �voqu� un chantage au suicide qui aurait mal tourn�. Les enqu�teurs avaient privil�gi� l'hypoth�se d'un accident. Selon les d�clarations de Patrick Pouchoulin devant le juge d'instruction, la belle-famille, convaincue de la culpabilit� de son gendre, aurait m�me envisag� la suppression physique de Besseghir au cours des nombreuses r�unions de pr�paration, en d�cembre. Cet ami de la famille assure les en avoir dissuad�, proposant, � la place, de punir le bagagiste en le faisant passer pour un terroriste et en l'envoyant en prison. Il avait alors contact� Marcel Le Hir, qu'il avait rencontr� il y a trois ans dans le milieu de la s�curit�. Les deux hommes, qui envisageaient de cr�er ensemble une soci�t� de d�tectives priv�s, ont alors con�u le sc�nario improbable de la machination, avec l'aide de l'oncle. D'apr�s leurs d�clarations devant le juge Le Loire, leur participation n'aurait pas �t� r�mun�r�e. Patrick Pouchoulin aurait agi pour rendre service aux Bechiri. Marcel Le Hir, lui, affirme qu'il a �t� �mu par le d�sespoir de la belle-famille, ayant lui-m�me perdu son �pouse en 1989 dans des conditions tragiques. Le 28 d�cembre au petit matin, les trois comparses ont suivi Abderazak Besseghir de son domicile de Bondy (Seine-Saint-Denis) jusqu'� l'a�roport de Roissy. Apr�s avoir gar� sa voiture sur le parking, le bagagiste s'est rendu sur son lieu de travail. Pendant ce temps, l'oncle de Louisa, Djilali Diffalah, et Patrick Pouchoulin, muni d'un passe-partout, ont ouvert la voiture pour y d�poser l'arsenal, r�partis dans deux sacs plastique : cinq pains d'explosifs, des d�tonateurs, un pistolet automatique et un pistolet mitrailleur. Pour cr�dibiliser la th�se terroriste, les comploteurs ont m�me pens� � placer dans la bo�te � gants un tract de propagande pro-palestinienne et des pages de catalogues d'uniformes de pilotes. Marcel Le Hir, pour sa part, s'est charg� d'alerter la police, accablant M. Besseghir par un t�moignage formel et tr�s d�taill�. Les enqu�teurs doivent � pr�sent d�terminer la provenance exacte de l'arsenal, plac� dans le coffre de la voiture. Il leur faut �galement prendre la mesure des diff�rents degr�s de responsabilit� au sein de la belle-famille. Les �poux Bechiri devaient �tre entendus, lundi 13 janvier, � la brigade criminelle. Vendredi, le procureur de Paris, Yves Bot, a rejet� toute critique sur l'orientation de l'enqu�te. " Ce qui n'aurait pas �t� normal, c'est qu'on mette six mois � d�couvrir la v�rit�, a-t-il expliqu�. L�, tout le monde a fait son boulot consciencieusement, la brigade criminelle comme la justice. C'est l'illustration qur la proc�dure fran�aise est � charge et � d�charge." Fr�d�ric Chambon et Piotr Smolar |
ouai un truc de ouf comme tu dis !! un complot bien men� mais pas assez bien apparemment
ce qui est grave aussi c la suspicion qu'il y a sur le mari; a-t-il tu� sa femme? c une affaire pour l'inspecteur colombo

Re: Un truc de fou ...
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| Originally posted by choukri Ya vraiment des fous sur terre |
Re: Re: Un truc de fou ...
C'est Machiavelique comme complot en plus d'etre faible. Le militaire n'a pas ete malin. Il aurait du passer un coup de fil anonyme. Aller j'arrete, si un jour on me fait ca, je ne trouverai pas ca tres marrant car le pauvre baggagiste aurait pu passer une bonne partie de sa vie sous les barreaux pour un rien.
Apparemment ce serait les tests ADN de cheveux qui auraient eu raison des malfaiteurs. Un grand merci a la technologie. On pourrait se demander si les flics n'ont pas violente le baggagiste pour lui soutirer des aveux forces, histoire d'en mettre une couche. Si cela s'avere exacte, il devrait porter plainte
.
Il a passe quelques semaines en prison (2 ou 3) dont 4 jours en garde a vue, il va s'en souvenir pendant tres longtemps. Innocent mais emprionne, qu'elle impuissance face aux barres de fer des cachots.
Respect pour cet homme.
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