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HS : La puissance des relations humaines via le net peut amener à la mort
| quote: | Une série de suicides "via le Net" met en émoi le Japon
L'un d'eux avait annoncé son intention à un ami, indiquant le lieu et l'heure. Mais la police est arrivée trop tard : sur le parking le long d'une route de montagne dans le département de Saitama (nord de Tokyo), elle a trouvé, mardi 12 octobre, dans un minibus de location, les corps sans vie de quatre garçons et de trois filles âgés d'une vingtaine d'années. Ils étaient morts asphyxiés par le gaz de deux réchauds à charbon. Quelques heures plus tard, deux jeunes femmes étaient découvertes, mortes, dans ces circonstances identiques, à bord également d'une voiture louée dans le département de Kanagawa (sud de Tokyo). "C'est ce que nous avions décidé. Ne cherchez pas d'autres raisons", dit un message retrouvé par la police. L'une des suicidées de Saitama, une femme de 33 ans, avait laissé ce message laconique à son enfant : "Ta mère meurt, mais j'ai été heureuse de te mettre au monde"...
Les deux affaires ne semblent pas liées, mais elles s'inscrivent dans une suite de suicides collectifs de jeunes entrés en contact par Internet qui passent à l'acte ensemble. Une trentaine d'entre eux se sont ainsi donné la mort en 2003 et une vingtaine depuis le début de cette année. Le phénomène n'est pas propre au Japon : il se développe également en Corée du Sud, où le taux d'internautes est parmi les plus élevés du monde.
Dans le cas du Japon, on peut chercher bien des explications socioculturelles à ces suicides. On y verra une nouvelle démonstration de la tentation suicidaire de l'archipel. Vision erronée : dans les années 1970-1990, le taux de suicide au Japon le situait dans la moyenne élevée des pays développés (25,2 pour 100 000). Ce n'est qu'au début de cette décennie, avec les effets de la crise économique, que le taux de suicide a commencé à augmenter pour atteindre 34 427 en 2003, soit une hausse de 7,1 % par rapport à l'année précédente. La majorité des suicidés sont des hommes d'âge mûr qui se tuent en raison de graves problèmes de santé ou de difficultés économiques (endettement, faillite, chômage). Le grandiloquent suicide du guerrier qui s'éventre ou le double suicide des amants (shinju) écartelés entre leur passion et les exigences sociales, popularisé par le kabuki, n'ont enfin pas grand-chose à voir avec le phénomène actuel bien que, pour trouver une image, la presse nippone parle de "netto shinju" ("double suicide via le Net").
COMPAGNONS DE DÉTRESSE
Ces suicides collectifs reflètent assurément l'extrême du mal-être ressenti par une minorité de la jeunesse japonaise. Est-il plus prononcé qu'ailleurs ? Isolés, hantés par un sentiment d'absence de sens à donner à leur vie, ces jeunes entrent en contact sur le Web où se sont multipliés les sites en vue de trouver des partenaires à un suicide collectif. Ils n'ont sans doute alors qu'un vague désir de mettre fin à leurs jours. Mais dans le partage de leur désespoir et de leur solitude s'impose progressivement à eux l'"évidence" de se tuer avec un ou plusieurs compagnons de détresse : pour la première fois, ils ont le sentiment de partager quelque chose, d'être entendus, d'avoir noué une relation. A deux ou à plusieurs, soulignent les psychiatres, le pas fatidique leur semble plus facile à franchir.
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C'est triste mais la question que je me pose c'est le côté mystique du net. Un internaute peut se forger une nouvelle personnalité. Les amitiés peuvent être forte et surtout il est plus facile de rencontrer des gens qui correspondent à nos attentes et qui peuvent nous comprendre.
Losqu'un malêtre est collectif, ça peut donner ce genre de scène malheureuse. Un peu comme une secte ou la drogue. Ca peut être dangereux. Ce quime facine c'est la construction d'un monde à part entière. Sur ce cas, c'est étrange et incompréhensible mais c'est une belle mort (dans la mise en scène).
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