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| quote: | Des experts de la CIA évoquent des pressions au sujet de l'Irak
Les "multiples" visites du vice-président américain Dick Cheney à la CIA au cours de l'année écoulée ont créé un environnement que certains experts ont ressenti comme une forme de pression de l'administration Bush en faveur de ses accusations contre l'arsenal irakien présumé, rapporte jeudi le Washington Post.
Citant un responsable anonyme des services de renseignement américains, le journal affirme que les questions de Cheney aux experts "ont envoyé des signaux, délibérés ou non, sur le fait que certains résultats étaient souhaités" de la part de la CIA.
Des soupçons se font jour actuellement aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne sur les "preuves" que les gouvernements de ces deux pays ont présentées concernant les armes de destruction massive irakiennes pour convaincre leurs populations et la communauté internationale de la nécessité de lancer une guerre en Irak.
Aucun arme de destruction massive n'a été retrouvée à ce jour en Irak depuis le renversement de Saddam Hussein en avril.
Le Washington Post dit ne pas pouvoir chiffrer le nombre de visites de Cheney à la CIA mais il cite un responsable des renseignements les qualifiant de "multiples".
Les visites de vice-présidents américains dans les locaux de la CIA sont inhabituelles, souligne pourtant le Post.
D'actuels et d'anciens experts du renseignement cités par le journal disent avoir ressenti une pression permanente de la part de Cheney et du secrétaire adjoint à la Défense, Paul Wolfowitz, pour qu'ils orientent leurs rapports dans un sens favorisant les accusations de l'administration Bush contre l'Irak.
Les services de Dick Cheney ont refusé de faire le moindre commentaire, précise le Washington Post.
Des sources proches des vues de l'administration américaine ont toutefois affirmé au quotidien que ces visites avaient pour but d'être informés de manière plus directe et non d'intimider les experts de la CIA.
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