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Editoriaal van "La Libre Belgique"
Édito
Une "bonne" cure d'opposition
Par Michel Konen
Mis en ligne le 09/06/2007
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On peut le déplorer. Mais les faits sont les faits : la campagne électorale pour les élections législatives a été confuse. Les idées, les enjeux, trop souvent, ont été occultés par les polémiques et les petites phrases assassines.
Confusion quand celles et ceux qui se présentent aux suffrages occupent d'autres niveaux de pouvoirs; confusion quand les discours portent sur des matières qui ne ressortent pas des compétences fédérales; confusion quand les grands chefs, cumulant entre leurs mains de trop immenses pouvoirs, sont omniprésents dans les médias, ne laissant à leurs colistiers que les miettes; confusion encore quand les anciens partenaires de la coalition sortante - le PS et le MR - dénigrent dans l'enthousiasme le bilan du gouvernement; confusion enfin quand la politique locale - c'est de Charleroi qu'il s'agit, bien entendu - devient le symbole de l'affrontement décisif.
Mais pouvait-il vraiment en être autrement ? Didier Reynders a d'autant plus repris à son compte l'ambition de Jean Gol d'abord, de Louis Michel ensuite, de faire du MR la principale force politique du paysage francophone. Une ambition - légitime - et d'autant plus tentante que le parti dominant, le parti socialiste, se débat depuis des mois dans les affaires.
Charleroi, ville phare du règne sans partage du socialisme archaïque, véritable dictionnaire de la mal-gouvernance, Mecque du clientélisme, sinistrée industriellement et socialement, Charleroi est devenu le chancre politique du pays.
Le pari pour Di Rupo était là : montrer que le PS avait changé, qu'il était l'homme par qui le renouveau viendrait. Raté ! Il n'a pas su ou, plus vraisemblablement, n'a pas pu imposer son projet. Et, comme un abcès, Charleroi a continué d' empoisonner la vie politique francophone.
Le MR, à quinze jours du scrutin, a fort logiquement porté le fer au plus profond de la plaie et tenté de démontrer que rien n'avait changé chez les "rouges".
Elio Di Rupo a dû rester sur la défensive, mis dans l'impossibilité de rattraper le temps perdu. Et la question est : un parti, dont l'appétit de pouvoir est grand, peut-il se rénover en exerçant ce pouvoir qui n'autorise que rarement l'introspection. Le PS peut-il réussir sa mutation ailleurs que dans une "bonne" cure d'opposition ?
Cette lutte au sommet entre le MR et le PS a accaparé l'attention et, paradoxalement, a permis au CDH et a Ecolo de faire entendre une petite musique différente.
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Allez, een grote krant die duidelijk zegt dat de PS in de oppositie moet gezet worden..Ik droom ervan en Het is mogelijk.
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