|
L'espoir naît du CNOSF
L'intersaison 2002 n'est pas, pour le moment, marquée par les transferts, mais par l'affaire de la rétrogradation de l'OGC Nice. Après avoir gagné le droit de monter en L1 sur le terrain, les Niçois ont ensuite été relégués par la Fédération française de football après examen des finances du club par la DNCG. Vendredi, le Comité national olympique et sportif français a proposé de réexaminer la situation du club pour le réintégrer en 1.
Juste avant l'ouverture du conseil fédéral de la Fédération, le CNOSF a donc donné son avis, qui s'avère purement consultatif. Mais le fait que le Conseil régional de Provence-Alpes-Côtes-d'Azur se soit engagé à verser une subvention exceptionnelle de 230 000 euros à l'OGCN a certainement pesé. Reste à savoir si la Fédération suivra l'avis du CNOSF et rouvrira le dossier niçois.
-------------------------
»Un scénario complexe
Depuis l'annonce de la rétrogradation de l'OGC Nice, tout le monde s'est mobilisé. Des supporters niçois ont manifesté devant le siège de la Ligue pour crier leur incompréhension devant une "décision qui n'a pas été motivée sur des critères financiers".
"Nous défendons le sport car Nice possède plusieurs équipes de jeunes parmi les meilleures de France, et nous voulons dénoncer les petites magouilles et le copinage à la Ligue qui permet à Metz de prendre notre place acquise sur le terrain", ont indiqué ces manifestants.
Le club de Metz justement, comme celui de Nîmes (L2), étaient reçus à la Ligue pour présenter leur budget dans la perspective de la saison à venir. Si les maintiens de Metz et Nîmes sont confirmés par la DNCG, cela entérinerait définitivement les calendriers de L1 et de L2 pour la saison 2002-2003.
A Nice, cependant on ne désarme pas, et les accusations deviennent de plus en plus évidentes.
Certains accusent la Ligue d'avoir organisé la relégation de l'OGC Nice pour faciliter le maintien du FC.Metz, dont le président Carlo Molinari est une des figures emblématiques du football professionnel. (Molinari qui a d'ailleurs déposé plainte après avoir reçu des menaces faisant référence à cette décision de relégation).
D'autres n'hésitent pas à affirmer que la ville de Nice, et en particulier le maire Jacques Peyrat, ont oeuvré pour ne pas avoir à tenir des engagements pris en cas de montée du club en L1, mais aussi à des fins politiciennes. Le maire ayant choisi de déstabiliser son adjoint Gilbert Stellardo, partie prenante très active dans l'opération de sauvetage du club, en guerre ouverte avec Peyrat, et que ce dernier ne voyait pas d'un bon oeil devenir un des hommes forts de Nice, avec le club.
Quelles que soient les manipulations réelles ou supposées, les considérations financières ou politiques, le résultat est bien décevant pour tous les amoureux du football de la région niçoise, et pour ce club historique
|