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toujours pour alimenter les troupes avant le combat samedi entre un OM surmotivé et un PSG complexé et craintif
PSG-OM, samedi, un match à risques sur fond de projet de loi Sarkozy
PARIS (AFP) - Le match PSG-OM, samedi à Paris, est classé "à hauts risques" par la police qui craint des débordements de hooligans et attend beaucoup à l'avenir du projet de loi sécurité de Nicolas Sarkozy qui projette de ficher et fouiller les futurs pertubateurs dans les stades.
Jean-Paul Proust, le préfet de police de Paris, a indiqué mardi que 2.000 policiers et gendarmes seront mobilisés samedi au Parc des Princes.
Pour la première fois, la vente et l'usage d'alcool seront prohibés autour du stade entre 14h00 et 21h00.
Le match a lieu exceptionnellement, pour la première fois également, l'après-midi, à 17h15, et non plus en soirée, afin de limiter les risques, notamment l'abus d'alcool, souvent source de débordement.
C'est une "expérience", a précisé M. Proust, se référant explicitement à l'exemple des Anglais qui ont adopté ce principe afin de lutter contre le hooliganisme.
"Il s'agit d'un match à risques en raison de possibles affrontements entre supporteurs de l'OM et du PSG", a précisé le préfet à l'AFP.
Il a ajouté qu'il n'excluait pas à l'avenir de délocaliser les matches du Paris SG si le climat de violence persiste.
En appui, le préfet de police, rattrapé par l'actualité, a fait référence au projet de loi sur la sécurité intérieure présenté mercredi par le ministre de l'Intérieur en conseil des ministres.
Il comporte des dispositions dans la lutte contre le hooliganisme, donnant de nouveaux moyens aux policiers et aux stadiers.
Il envisage l'inscription dans les fichiers de la police de tous les interdits de stade suite à des condamnations judiciaires.
Il renforce les compétences et la formation des stadiers, postés aux endroits stratégiques des enceintes sportives, les autorisant à procéder à des palpations. Cela leur est actuellement interdit et la police ne peut contrôler les identités qu'à l'extérieur des stades. Cette dernière attend beaucoup de ce projet de loi afin de parfaire son arsenal anti-hooligans.
Celui-ci s'est pourtant considérablement développé depuis 1993, où des policiers avaient été blessés par des hooligans en plein match du PSG, les incidents s'étant multipliés par la suite lors de rencontres au Parc des Princes, le fief de l'équipe parisienne.
"Le PSG, c'est notre hantise", indique un policier des Renseignements généraux spécialisé dans la traque des hooligans.
Il estime à 300 le nombre de hooligans fréquentant les tribunes, toujours les mêmes, du Parc. La plupart sont "très politisés, mobiles, et se livrent parfois à de véritables ratonnades après les matchs".
Maxime Brunerie, le jeune homme qui avait tiré sans l'atteindre sur le président Chirac le 14 juillet, est, selon les RG, un emblème de cette "minorité active".
Issu de l'extrême droite, proche d'Unité radicale, le mouvement extrémiste dissous après l'attentat contre M. Chirac, Brunerie s'est longtemps illustré parmi les hooligans du PSG.
Ils ont "leurs rites, leurs codes, leurs fanzines et maintenant leurs sites internet", observent les RG.
Le match PSG-OM de samedi, indique la police, est un "enjeu sportif". Il est sous tension, dit-elle, car "il cristallise toutes les haines" des supporteurs, "mouvements de foule et alcool aidant".
Les forces de police, a dit M. Proust, seront très mobiles, fermes, et des effectifs de plusieurs brigades anti-criminalité (BAC) présents.
L'usage de la vidéo-surveillance sera intensif, outre les caméras qui exisent déjà dans l'enceinte du stade.
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