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| quote: | Originally posted by JoeHell
Non, sur ce point je suis pas du tout d'accord.
Bizarrement je regrette pas d'avoir vécu des événements qui m'ont plongé dans la merde pendant un bon moment. Je vais pas souhaiter à certaines personnes de vivre ça, mais ça forge la personnalité.
Ca peut être très dangereux quand on n'a pas de proches autour de soi, dans la famille ou les amis pour nous aider, parce que les pensées suicidaires pointent desfois très vite leur nez.
Le gros problème était bien expliqué dans "Ca se discute" : remonter la pente c'est pas seulement une question de volonté personnelle, c'est aussi une question de climat économique. Entre vouloir retravailler et trouver effectivement un job non précaire, il y a une marge que je pensais pas si élevée, même avec des diplômes et de l'expérience, et même quand on n'a pas de prétentions salariales. Et donc sans CDI, ça veut dire aucun crédit, des problèmes pour trouver un appart dans une agence, et aussi le moratoire de X mois de chômage avant de basculer au RMI qui ne nous lache pas (si on a droit au chômage).
Donc quand j'aurai retrouvé du boulot, je pourrai enfin dire que ce que j'ai vécu aura eu du positif dans ma vie, que ça m'a rendu peaucoup plus empathique, même si je l'étais déjà beaucoup.
Effectivement, maintenant les jeunes ou les vieux qui font la manche dans la rue, je les vois plus du tout comme il y a 5 ans. Au lieu de les considérer comme des glandeurs qui passent leur temps à se bourrer la gueule, je me dis que ça peut vraiment arriver à n'importe qui de se retrouver dans la merde. |
"pathemata mathemata" = apprendre dans la douleur en grec ancien.
Je n'ai pas envie de me lancer encore une fois dans ma diatribe, mais force est de constater que le système où seul règne l'argent introduit entre les individus un lien qui fait que tout, dont l'art, devient chose marchande... Marx appelait ça la "réification", je pense que ce concept philosophique est vraiment intéressant. On le voit avec ton exemple Lolo ou même avec l'histoire de JoeHell, nos sociétés possèdent une part intrinsèque de cruauté, et le but du politique justement est d'agir contre ça, mais bon, la structure du pouvoir en France et plus largement dans les démocraties occidentales n'est pas dédié à cela.
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