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| quote: | Originally posted by d-miurge
...(cf. Alexis de Tocqueville ). |
Son nom m'a tjrs fait délirer mais ce mec là, quand il s'agit d'argumenter un sujet, tu tiens po 2s, et le pire, c'est qu'il le fait intelligemment!
Sinon pour revenir au sujet, voila ce qu'il en est ce matin:
| quote: | LONDRES (AFP) - Le trafic du métro a repris vendredi matin à Londres, où plusieurs des 12 lignes du réseau fonctionnaient au lendemain des attentats qui ont fait au moins 37 morts et 700 blessés.
Quatre bombes ont déchiqueté des rames de métro et un autobus à l'heure de pointe jeudi à Londres, une vague terroriste qui selon le ministre des Affaires étrangères Jack Straw porte "toutes les caractéristiques" d'Al-Qaïda.
Le bilan des attentats de Londres s'est alourdi à 52 morts, a pour sa part déclaré vendredi le premier ministre australien John Howard citant de dernières informations à sa disposition. "Selon mes dernières informations, le bilan des morts est actuellement de 52, et il y a des centaines de blessés. Malheureusement, vu le cours des évènements, le bilan des morts devrait s'aloudir", a dit le premier ministre à la presse après une rencontre avec des responsables anti-terroristes.
Ces attaques, les plus meurtrières jamais commises en temps de paix sur le sol britannique, ont été perpétrées le jour même où débutaient les travaux du sommet des pays du G8, et au lendemain de l'annonce de la victoire de Londres dans la compétition pour organiser les jeux Olympiques de 2012. Revenu d'urgence de cette réunion des pays les plus riches qu'il présidait à Gleneagles, Tony Blair a promis que les Britanniques ne se laisseraient pas intimider.
"Nous savons que ces gens agissent au nom de l'islam", a affirmé M. Blair, la voix nouée par l'émotion, depuis Downing Street. "Il essaient de nous intimider, mais nous ne nous laisserons pas intimider. Avec ces méthodes, ils essaient de changer notre mode de vie, nous ne changerons pas", a-t-il insisté. M. Blair a regagné Gleneagles dans la soirée. Les attentats, a déclaré le chef de la diplomatie britannique Jack Straw, "présentent toutes les caractéristiques de (l'organisation terroriste) Al-Qaïda", déjà responsable des attentats de New York et Washington le 11 septembre 2001 (un peu moins de 3.000 morts) et de Madrid le 11 mars 2004 (191 morts).
Les attentats ont visé trois stations de métro et un autobus en plein coeur de la capitale britannique. Ils ont eu lieu entre 08h51 (07h51 GMT) et 09h47 (08h47 GMT). Le premier a fait sept morts dans une rame de métro en plein tunnel près de la station Liverpool Street, dans le quartier financier de la City. Cinq minutes plus tard, à 08h56, une deuxième explosion faisait 21 morts dans une rame circulant entre les stations King's Cross et Russell Square. A 09h17, une nouvelle explosion dans la station de métro d'Edgware Road éventrait un wagon et endommageait deux autres rames, faisant sept morts. La dernière attaque a visé un bus à impériale, décapité près de Russell Square. Deux personnes ont été tuées.
"Il n'y a pas de mots pour décrire ce qui s'est passé", a raconté Steve Nichols, aumonier du métro londonien, qui participait aux secours. "Une pauvre femme était empalée sur un des montants dans le train et elle était encore en vie. Les gens ramassaient des morceaux de corps. C'était macabre", a-t-il expliqué dans l'église Saint Botolph, où certains des blessés du premier train touché par les attentats, à Liverpool Street, ont d'abord été transportés.
Des milliers de personnes à pied dans les rues de Londres après les attentats commis le 7 juilelt dans les transports
©AFP - Jack Guez
Jeudi soir, la police faisait état d'au moins 37 tués et 700 blessés, dont certains devaient recevoir vendredi la visite de la reine Elizabeth II. Un bilan amené à s'alourdir, du fait du grand nombre de blessés. Les attentats ont été revendiqués par l'Organisation Al-Qaïda/Jihad en Europe, dans un communiqué diffusé sur un site internet islamiste et dont l'authenticité n'a pas été établie. "Les vaillants combattants ont mené la louable conquête de Londres (...) en réponse aux massacres commis par les Britanniques en Irak et en Afghanistan", indiquait le communiqué.
Le réseau entier du métro a immédiatement été fermé. La circulation des fameux bus rouges à deux étages a été suspendue dans le centre-ville, avant de reprendre progressivement dans la soirée. Jeudi soir, des milliers de personnes ont tenté tant bien que mal de rentrer chez elles à pied, dans la chaleur de l'été, faute de transports, alors que les voitures particulières étaient prises dans d'impressionnants embouteillages.
Les attentats "ne feront que renforcer la détermination" des Britanniques à lutter contre le terrorisme, affirmait vendredi le quotidien populaire The Sun, sous le titre "56 minutes d'enfer, un tunnel de sang". "Notre moral ne sera pas brisé (...) si les terroristes veulent une bagarre, dieu sait que nous allons leur en donner une", lançait le journal dans un éditorial. Le quotidien The Times associait pour sa part les mots "révulsion et détermination" dans son éditorial, appelant à la "plus de vigilance" de la part des services de renseignements.
Déclaration de Tony Blair après les attentats de Londres. Durée 2mn50
©AFP Vidéo/EBS
Certains Londoniens ont été prompts à voir dans ces attaques le résultat de la participation britannique à la guerre en Irak. "C'est à cause de la politique étrangère du gouvernement. On a envoyé des gens en Afghanistan, on a envoyé des gens en Irak, alors que ce n'était pas nos affaires", a ainsi commenté Arif, un commerçant d'Edgware road, dont le métro a été la cible de l'une des attaques. Alors que la reine Elizabeth exprimait "au nom de la nation tout entière (...) sa compassion" pour les victimes, dans le monde entier les messages de sympathie et les fermes condamnations de ces attentats se sont multipliés.
La "guerre contre le terrorisme continue", a lancé le président américain George W. Bush à Gleneagles. "Nous condamnons ces attaques barbares", ont déclaré les membres du G8 et les cinq pays émergents invités en Ecosse. "Nous sommes unis dans notre détermination à affronter et à défaire le terrorisme", ont-ils indiqué dans une déclaration. Le Conseil de sécurité de l'Onu a condamné "sans réserve" les attentats de Londres et réitéré, dans une résolution, qu'il "considère tout acte de terrorisme comme une menace contre la paix et la sécurité".
"L'Union européenne sera aux côtés du peuple britannique contre le terrorisme et pour la liberté et la démocratie", a également déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Durao Barroso, emboîtant le pas à la plupart des dirigeants européens, de l'Allemand Gerhard Schröder au Français Jacques Chirac. Le pape Benoît XVI a, lui, évoqué des "actes barbares" et la Russie a "résolument" fustigé ces actions terroristes. |
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