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Premièrement je voulais juste dire que je trouvais pitoyable d'exposer son âge comme argument d'autorité, si nos législateurs ont décidé sous Giscard de faire passer la majorité à 18 ans, si tu es démocrate tu ne peux traiter les jeunes comme des sous-citoyens (ce que ta démarche revient à faire), sinon c'est la mort du principe d'égalité républicaine, déjà bien mis à mal par certains.
Sarkozy s'est certes trouvé une vraie identité tant idéologique que médiatique sur les thèmes plus facilement abordés par de la droite de manière traditionnelle: sécurité, impôts, immigration.
Mais le problème étant que sur chacun de ces thèmes une approche critique, càd la recherche des limites et non pas la dénégation systématique, montre clairement non pas une certaine vacuité du discours, couplée à une naïveté trop travaillée pour pouvoir sembler sincère.
Je m'explique par une digression: les hommes politiques ont comme tous des spins doctors, des gourous de la communication, qui font le succès de nos hommes et femmes politiques aujourd'hui. Le meilleur exemple est la réélection de Boris Elstine: au plus bas dans les sondages (environ 5%), ses spins doctors fonde sa nouvelle image à coups de spots de pubs et d'événements médiatiques montés de toute pièce, collant bien sûr à une demande de l'opinion. Il est réelu dans un fauteuil, les russes ayant l'impression qu'il pouvait répondre à ce que pour eux un bon président représentait.
C'est à dire que le discours de Sarkozy est construit pour répondre à une attente marketing, et pas pour gouverner et orienter avec brio les grandes problématiques politiques qui se posent à un homme d'Etat.
D'une part il est incapable de faire reculer la délinquance tel qu'il le revendique, les statistiques sur les violences à la personne ne sont pas bonnes:
toutes les statistiques ici
De plus, ses convictions en matière de problèmes économiques sont totalement inadaptées à la conjoncture actuelle, et je crains un scénario à la Berlusconi, avec une croissance économique en berne du fait de l'ineptie de ses politiques budgétaires et structurelles.
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