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| quote: | Originally posted by Kartman
T es sur de ca ? c est juste le fait d'utiliser le nom ?
Le remix de ZoR de lethal industry joué par Scot Project dans quelques events a jamais ete release justement parce que c etait pas un remix officiel. Si je te suis ca voudrait dire qu'il aurait pu le releaser en changeant le nom ? |
Tu dois payer des droits lorsque tu :
1. utilise un sample d'un titre qui n'est pas libre de droit
2. utilise le nom d'un artiste ou d'un groupe (qui est assimilé à un marque)
3. utilise le nom d'un titre
Donc oui, si tu as juste rejoué les notes et que tu n'utilises pas le nom d'un titre ou de l'artiste, tu peux légitimement release ta prod.
Exemple (tiré de la bible Electrochoc by Laurent Garnier) : Sony voulait faire une compil techno et avait demandé à Underground Resistance le droit d'y mettre "Jaguar". Évidement, les majors c'était pas vraiment le trip de Mad Mike (le boss d'UR), donc il a refusé. Sony a alors fait un cover du titre et l'a sorti sous un nom bidon à une échelle internationale.
| quote: | Originally posted by _IDS_
Ok merci pour l'explication, mais si je comprends bien chaque label a donc besoin d'un distributeur pour être présent dans les magasins, site online, etc?? |
Un label n'est pas obligé de passer par un distributeur pour être présent dans les magasins, site, etc. Mais dans la plupart des cas, ils n'ont ni le temps, ni la compétence pour ce genre de travail. Il est donc plus rentable et plus efficace pour le label de faire appel à une société spécialisée dans cette activité commerciale.
| quote: | Originally posted by _IDS_
Ca veut dire qu'un label comme Bonzai produisait et vendait ses propres artistes tant qu'ils étaient à la maison, mais que pour être présent sur Juno ou beatport ils doivent passer par un "mandataire/distributeur"?! |
Même réflexion que mat. Passer par un distributeur a évidement un coût. Certain gros label peuvent donc trouver plus intéressant d'internaliser cette activité de distribution. Mais à mon avis cela serait plutôt les majors qui ont ce genre de pratique (et encore, à vérifier).
| quote: | Originally posted by _IDS_
Sérieux c'est chelou comme environnement, c'est un milieu de rapace, j'ai vraiment le sentiment que tlm bouffent à tous les râteliers dans ce truc. |
On trouve ce fonctionnement dans beaucoup d'industries, surtout dans l'industrie de la culture. La spécificité de ce secteur est la taille des entreprises, plus de 90% des sociétés ont moins de 5 salariés. Donc ils ne peuvent pas engager un commercial à plein temps qui serait chargé de la distribution.
Le système a bien sûr ses défauts. Par exemple si tu monte ton propre label demain, c'est pas sûr que le distributeur te fasse les mêmes conditions et prix qu'Infine . Mais dans la plupart des cas c'est le moyen le plus efficace pour les labels de dépasser le niveau régional.
| quote: | Originally posted by TonyParis
pendant qu'on y est vous pouvez recapitulez le boulot de chacun sur toute la chaine ? Je suis pas sûr de savoir.
Genre le label il fait quoi ? La production ? Il avance le fric ?
Et l'editeur ? Ca existe en electro ? |
D'une manière générale, le label est chargé de :
1. la "production" de l'album ou de l'EP ;
2. l'organisation de la distribution et de la promotion de l'album ou de l'EP ;
3. redistribuer les éventuelles bénéfices.
Ce que recouvre le terme production est très variable. Si tu es un groupe pas connu, personne ne t'avancera de l'argent pour que tu réalise une maquette (un preview de l'album). Si tu t'appelles Black Eyes Peas, les majors vont t'avancer des millions pour que tu puisses faire ton prochain album. Par ailleurs, la production est moins coûteuse dans le milieu de la musique électronique : pas de répétition, pas de location de studio, etc.
Quoiqu'il en soit, si tu as signé avec un label la production de ton prochain album/EP, le label exerce son activité d'édition. Comme l'a dit mat, l'image de marque que se construit le label est extrêmement importante (auprès des consommateurs, des artistes et des professionnels). Donc le label va faire retravailler l'artiste sur son album jusqu'à ce qu'il en soit satisfait.
Une fois cela fait, le label se charge du mastering et du pressage des CD/vinyl.
Puis il se charge de distribuer l'album. Soit en passant par un distributeur (cf ci-dessus), soit lui-même.
Il se charge également de la promotion de l'album. Mais là aussi, l'activité peut être déléguées à des entreprises spécialisées dans la promotion. Généralement les distributeurs proposent des services de promotion/marketing.
Le label peut également se charger de la communication autour de ses artistes (interview, rencontre, événement promotionnels, etc.). Par ailleurs,la nouvelle activité qui est en train de fortement se développer c'est le [[ LINK REMOVED ]]
. Cela consiste à gérer, développer et monétiser la base de fan des artistes.
La chaîne comporte d'autres acteurs :
- le "promoteur", c'est lui qui organise les soirées. Il rassemble la line-up, loue la salle, fixe le prix d'entrée et ramasse toute la billetterie. Un label peut aussi être promoteur. C'est le cas d'Infine, Warp, Armada, mais aussi d'une multinationale comme Live Nation qui gère l'ensemble des activités de Madonna.
- le propriétaire de salle de concert, qui, comme son nom l'indique accepte, ou non, de louer la salle au promoteur. Dans ce cas il touche le prix de la location de la salle et les recettes du bar. Pour indication, au Café de la Danse, petite salle dans laquelle la peinte est à 7€, les recettes du bar sont généralement égales à 3 fois l'investissement effectué dans le stock d'alcool. Autre particularité parisienne, la quasi totalité des salles de concert appartiennent à des promoteurs.
- le manager, qui gère les contrats de l'artiste avec tout les autres acteurs.
- la maison de disque ou major, qui regroupe plusieurs labels. Cela permet de réaliser des économies d'échelle sur toutes les activités et d'avoir un plus grand pouvoir de négociation auprès des autres acteurs.
Moi je trouve ça passionnant comme sujet 
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