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Il suffit d'un match pour faire tomber en éclat la suprématie d'une équipe... La France ne fait plus peur!
| quote: | Mondial: la surprise de Séoul fait les gros titres de la presse internationale
PARIS (AP) - La France battue par le Sénégal en ouverture du Mondial: peu de journaux s'attendaient à devoir titrer sur une défaite des Bleus à Séoul. C'est non sans surprise, et parfois non sans plaisir, que la presse internationale relatait samedi la déconvenue des champions en titre.
"French fried in opening stunner" ("les Français rétamés dans un coup de théatre inaugural"), ironisait samedi le "Sun" en dernière page. Perfide, le très populaire quotidien londonien, qui considère encore la France comme l'ennemi héréditaire de la Grande-Bretagne, s'offrait un jeu de mot sur les "French fries", comme les Anglais appellent les frites, pour se moquer de Bleus réduits en purée.
Plus sérieux, le "Guardian" notait, et il n'était pas le seul, que jamais une équipe n'a remporté la Coupe du monde après avoir perdu son premier match. "L'ordre mondial a été renversé".
"Les 'Lions' ont bouffé tout crus les 'coqs'": chez les vainqueurs, "Le Soleil" s'extasiait devant un match "historique", "fa-bu-leux". Pour le quotidien sénégalais, les "Lions" ont réussi "un coup au moins aussi retentissant" que la victoire des "Indomptables" du Cameroun qui avaient battu l'Argentine lors de l'ouverture du Mondial 90 en Italie.
Intarrissable, "Le Soleil" estime que "le roi de la forêt a été sans pitié pour le roitelet de la basse-cour. L'élève a dépassé le maître. La performance d'hier est simplement fa-bu-leu-se. Le coup de tonnerre a secoué le ciel du football mondial".
En Allemagne, la "Sueddeutsche Zeitung" partage ce sentiment, évoquant "une sensation mondiale, au moins dans le monde du football".
Et la "Gazzetta dello Sport" italienne estime que "le Sénégal peut rêver d'une qualification historique" tandis que les Français n'auront plus le droit à l'erreur le 6 juin contre l'Uruguay.
"El Pais" voit encore plus loin: si le Sénégal a pu se mesurer victorieusement à la France, cela signifie pour le quotidien espagnol que les deux autres pays d'Afrique noire présents au Mondial, le Nigéria et le Cameroun, "peuvent faire de même grâce à leur niveau athlétique".
La presse de la Corée-du-Sud, hôte de la rencontre, constate pour sa part que la France est à nouveau entrée dans l'Histoire... en se faisant battre par le Sénégal. Le "Korea Herald" estime qu'il s'agit d'une "des plus grosses surprises" de toute l'histoire de la Coupe du monde depuis sa création en 1930.
De son côté, la presse nationale française se résout à entériner la déchéance des Bleus, dieux du stade tombés en un match au rang de simples mortels. "Cocori-couac!" s'exclame en une "L'Equipe" qui a dû mal à rester optimiste: "tout reste possible. Même le pire". Et le quotidien sportif constate que vendredi à Séoul, "la France est redevenue ordinaire". "Il n'y a plus de meilleure équipe du monde. Juste un qualifié parmi trente-deux".
"La France tombe de haut" renchérit le "Figaro" après cette amère défaite qui vient confirmer les mauvaises impressions suscitées par les récents matches amicaux de la France. "Pourquoi?", s'interroge "France-Soir", "Inquiétant!", juge "Le Parisien/Aujourd'hui", tandis que "Libération", inspiré par les législatives, voit de son côté "la France en ballotage"... AP |
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