Enorme !!!! Revolution §§§§§
| quote: | Jacques Chirac contre la dépénalisation de l'usage de drogue
Ouvrant la Conférence internationale sur "les routes de la drogue", à Paris, Jacques Chirac s'est prononcé contre la dépénalisation de l'usage de la drogue, y compris du cannabis, mais a souhaité des innovations pour améliorer tant les sanctions que les soins aux toxicomanes.
PARIS (Reuters) - Jacques Chirac s'est prononcé jeudi contre la dépénalisation de l'usage de la drogue, y compris du cannabis, mais a souhaité des innovations pour améliorer tant les sanctions que les soins aux toxicomanes.
"Parce que la loi doit jouer un rôle dissuasif, parce que nous croyons aux vertus éducatives de la sanction, la France restera ferme dans son refus de légaliser ou de dépénaliser l'usage des drogues", a déclaré le chef de l'Etat en ouvrant la Conférence internationale sur "les routes de la drogue", à Paris.
"La loi de 1970 a posé les fondations, mais son application doit aujourd'hui être évaluée. Depuis un tiers de siècle, le contexte a beaucoup évolué", a-t-il souligné, intervenant ainsi pour la première fois dans le débat sur la réforme de la loi du 31 décembre 1970 réprimant l'usage de drogue en France.
"Une priorité s'impose plus que jamais : lutter efficacement contre la consommation de cannabis et de drogues de synthèse chez les jeunes. L'alternative entre l'emprisonnement et l'injonction thérapeutique ne correspond pas toujours, ni à la gravité de la faute, ni à l'ambition du meilleur soin", a estimé Jacques Chirac, évoquant les dispositions de la loi.
"Nous devons améliorer tant l'efficacité des soins délivrés aux toxicomanes que les sanctions", a estimé le chef de l'Etat, à l'instar du Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin.
Pour le président de la République, "il faut innover pour trouver les solutions les plus adaptées pour la prise en charge sanitaire des consommateurs réguliers de cannabis".
"Nous devons offrir aide et conseil aux parents et à l'entourage des jeunes", a-t-il souligné.
Plusieurs voix se sont élevées récemment pour demander une révision de la loi de 1970, jugée dépassée et inadaptée à la situation actuelle.
En avril, le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, a ainsi relancé le débat en se prononçant pour la suppression des peines de prison au profit de dispositions dissuasives telles que des travaux d'intérêt général, la confiscation de scooters, le recul de l'âge pour l'examen du permis de conduire.
Le ministre de la Justice, Dominique Perben, avait cependant clos le débat en déclarant qu'une révision de loi n'était pas à "l'ordre du jour".
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EDIT : Pas si énorme que ça en fait , mais on avance vers la responsabilisation et la possibilité offerte aux gens de gagner une "certaine liberté" vis à vis des drogues.
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