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NL - Dance Valley 2006 - 14 & 15 juillet 2006 (pg. 3)
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Defcon_7
Le SAMEDI donc:

Réveil sur les coups de 11h: après douche et repas on retourne sur le site du festival. La première curiosité est de voir à quoi ressemble le MAIN et c'est une petite déception: si la déco est au RDV, une partie de la place qui mène sur la butte est utilisée par un pseudo VIP-Area qui coupe un peu ce main. Le dj-booth quandt à lui est également avancé de quelques mètres que d'habitude, visiblement les orgas n'ont pas réussi à vendre autant de places que les annés passées mais je vous rassure, vu le nombre de gens présents ça se voyait pas:eyes:.
Au programme de cette journée de samedi, beaucoup de tech-trance comme je l'aime avec dans l'ordre SCOTT MAC & MAC ZIMMS pour un set plus que punchy:crazy: avec des tracks bien dans l'esprit des Mac Zimms, SANDER VAN DOORN qui a retourné l'Eurogrooves et COSMIC GATE qui a terminé par des bons classiques comme Cosmic Gate feat Jan Johnstonn - I Feel Wonderful, Cosmic Gate - The Drums et Tiesto - Urban Train (Cosmic Gate remix). L'enchainement de ces 3 dj's a été coupé par un rapide détour sur Yves de Ruyter qui a joué hardstyle, ça fait du bien aux jambes mais moins aux oreilles.

D'ailleurs petit interlude pour annoncer le top 5 des tracks les + entendus ce week-end, forcément avec tous ces dj's qui passent il y en a qui repassent des tracks dékà entendus et forcément il faut bien que les tubes du moment soient entendus, suspense...........

1° Armin van Buuren - Control Freak (Sander van Doorn remix), pourtant c'est pas tout récent mais entendu au moins 7 à 8 fois, ça fait beaucoup.
2° Club Scene Investigators - Direct Dizko (Sander van Doorn remix), décidément Sander à la côte, même joué par Carl Cox... allez je dirai 6 bonne fois
3° Re:Locate - Rogue, 4 à 5 fois
4° Ferry Corsten - Cubikated, 4 fois
5° Eurythmics - Sweet Dreams (Steve Angello remix), 3 fois et pourtant j'ai pas souvent été sur les floors electro-house donc j'imagine pas ce que ça a du être au total.

Après donc cette grosse session tech-trance on quitte l'Eurogrooves pour voir ce que donne le reste.
On passe sur le floor CONCEPT pour le live de TECHNASIA, court mais très très bien, de la bonne techno bien groovy qui tappe pas et qui sombre pas dans la minimale.
Puis direction le L.E.F. où on reste à peine 20 minutes le temps de voir la fin de RONALD VAN GELDEREN et l'enchaînement avec JUDGE JULES, ça cassait pas des briques, c'était un peu mou du slip limite electro.
Direction donc le Main pour voir MAURO PICOTTO qui nous a sorti un set tout en progression, partant de la techno minimale vers de la tech-house pour finir sur des sons plus hard avec notamment Mauro Picotto - Baguette et Back To Cali pour finir. Bien sympa et quel temps splendide sur le Main...
Puis vient MARCO V, le début de son set est assez horrible, 100% electro donc au bout de 20 minutes on part car il reste du beau monde à aller voir...
A commencer par FERRY CORSTEN qui aura passé essentiellement des prods à lui, classique, mais j'accroche assez bien à Cubikated et Beautiful donc ça passe. On restera 1h environ sur les 3h de son set.
Ensuite CARL COX dans la tente GLOBAL qui est bondé de chez bondé et où il fait rapidement 50°, malgré ça un début de set sympa du gros Carl qui oscille entre tech-house groovy et techno, ça fait plaisir de voir que tout les dj's techno ne se tournent pas vers la minimale.

Vers 20h45 on va vers le Mainstage, on assiste à la fin du set de DJ PREACH, un peu dans la lignée de Carl Cox d'ailleurs une techno assez groovy.
A 21h30 c'est le grand moment, celui du final avec ARMIN VAN BUUREN, un très bon set (comme d'habitude de la part d'Armin) et un des seuls voir le seul moment où j'ai entendu de l'uplifting dans cette DV (et oui la tech-trance prend nettement le dessus).
Vers 22h30 la magie opère: la nuit tombe, les lasers commencent, Armin communique vraiment bien avec le public et là l'ambiance devient vraiment folle: les gens sont à fond dedans, hurlent, lèvent les bras alors que jusque là c'était très calme point de vue ambiance.
Armin finit sur Sail et Communication et nous fait 20 minutes de rab un peu plus electro mais c'est les 20 dernières minutes de cette dance valley.

Armin's bout de tracklist (pas forcément dans l'ordre)

AvB - Control Freak (Sander van Doorn remix)
Aalto - 5
Kyau vs Albert - Are You Fine
4 Strings - Take Me Away (Purple Haze remix)
Orjan - Artic Globe
O'Callaghan & Kearney - Exactly (Giuseppe Ottaviani remix)
Racoon - Love You More (Armin van Buuren remix)
Re:Locate - Rogue
Randy Katana - Plastic Fantastic
AvB - Sail
AvB - Communication part 3
Eurythmics - Sweet Dreams (Steve Angello remix)
Defcon_7
Quelques photos perso comme promis (y'en a pas encore sur le site officiel):

Airwave:


Camping:


Chill Out:


Le site et le Main:







Armin:



Ferry:


Technasia live:


Sander van Doorn entour� de Cosmic Gate:


Ronald van Gelderen et Judge Jules:


Et enfin moi-m�me sur Armin:D
Defcon_7
Bon z'avez intérêt à lâcher des commentaires sur ma review, di diou:whip: :D ;)
anne348
zut j'ai pas le temps de la lire ce soir :p :toothless

demain promis!
BlackHole
Ben ça avait l'air aussi bien sympa pour ceux qui aiment la trance plus proche de la tech que de l'uplifting...

Le décors de la main à quand même l'air bien sympa... le souvenir que j'ai de l'an dernier sur la vidéo de PVD c'est beaucoup d'armature alors que là on voit aucune armature donc perso j'accroche plus. :o

Mais je pense que c'est vraiment trop pour moi... trop de scène, trop d'espace,... j'ai vu ce que ça a donné à la TE et pas trop envie de revivre ça. Vous pourrez me dire que la Love Base y avait 9 scènes... mais l'espace est beaucoup plus réduit et au final ce qui nous intéressait se limitait à 2 scènes.

Content de voir que le temps était pour toi aussi de la partie car c'est toujours chiant de faire la teuf ou du camping sous la pluie.
anne348
C'est sympa d'avoir joint des photos directement à la review!! J'adore les tentes du camping, toutes identiques et bien alignées :D Quand tu imagines le bordel que ça doit être, ça contraste! D'ailleurs, t'as rien dit sur le camping. On arrive à dormir dans ce genre d'ambiance? ;)

Sinon comme BlackHole, DV pour moi c'est trop grand, trop de monde, trop difficile de choisir les DJ. Mais il a fait beau et ça devait être bien sympa.

D'ailleurs t'as bien bonne mine sur la photo Defcon :p
SL-K
J'aurais bien aimer voir Armin en final sur le main de la DV avec les lasers et tout mais finalememnt j'étais à la LOVE PARADE qui était un bien plus grand evènement sur le plan mondial!! Merci pour ta review, de toute façon y aura des video du set d'armin ;)
JediK
Encore un bel event! ;)
el gringo
Great review! tu as vu une sacrée brochette de djs!
Gigi Lamoroso
Ciao tutti je suis nouvo ici &je suis tombé par hasard sur ce thread molto simpatico.

Jy vais de mon grain de sel & je poste ma revista en complément de l’excellent Defcon_7 vu qu’on a manifestement suivi des parcours différents. D’ailleurs Si on demande à 10 autres personnes, chacun aura certainement vécu sa propre DV tant ce festival est riche. Désolé si je ne cite pas trop de titres musicaux ni de playlists ma je ne connais pas trop les titres.

Je compare parfois avec la DV 2005. Mon opinion d’ensemble : Vendredi, avantage à 2005. Samedi 2006 l’emporte sans problème.

Départ de Parigi en moto jeudi matin avec ma bambina à l’arrière. Escale à Utrecht. Grave kiffé Utrech et ses canaux : Amsterdam en plus convivial, Bruges en plus authentique.

Arrivé DV vendredi 11h. Parcours très mal indiqué, à améliorer d’urgence pour l’an prochain. Pas encore de peuple à l’entrée (tout le monde erre dans les polders ?..) donc peu d’attente avant la fouille, et c’est presque dommage car on aurait envie de groover plus longtemps dans la queue au son de l’excellent lineup « Entrance » (DJ Macey quand je suis arrivé, bonne house de bienvenue solide, tapante & joviale). La première fois de ma vie que j’aime faire la queue, en fait la deuxième ma l’an dernier c’était moins bien vu la pluie qu’a commencé.

Donc tout de suite la grande différence comparé à l’an passé : il fait grand beau avec une petite brise matinale. La Californie. Après la DV 2005 on arrive pas à y croire, ceux qui y ont survécu comprendront.

Mis à part l’itinéraire d’arrivée l’orga est plus impeccable & conviviale que jamais, la sécu est courtoise, on vous refile tout de suite un bracelet + le dépliant-programme et hop c’est parti pour planter sa tente le plus loin possible du bar géant ou la musique dépote toute la nuit chez les campeurs. Ceci fait on change ses euros contre des bons (« munten ») genre Club Med, puis passage de la passerelle pour arriver dès l’ouverture dans l’enceinte de la DV. Hehe ça change de ne plus monter sa tente sous une pluie battante ni patauger dans la gadoue, ni se taper le cul sur les marches en dérapant dans ses sacs plastics comme l’an dernier.

Les gens arrivent doucement, déambulent dans les verts pâturages et visitent les hamacs, les matelas gonflables, les sofas, les talus, les palmiers vinyl … partout sauf sous les tentes où personne ne prête la moindre oreille aux premiers DJ. On commence par Dimitri à Loveland, beau mix house bien puissant, 20 valleyeurs sous une tente géante. Puis petite ballade dans la dizaine de stages ouvertes sans regarder le programme, sans savoir qui mixe à chaque fois, l’idée étant de meubler le temps avant d’arriver à 16h pétantes pour pas louper le début de Tenaglia. On échantillonne dès le début une grande variété de sons dont certaines tonalités pouet-pouet fort exotiques et prisées au pays du Gouda.

16h on se précipite dans vers la tente Be Yourself ou Danny doit commencer son set de 6h. …euh … ya sûrement erreur … ???!!! …Douze personnes sous une tente mal décorée mais qui en contiendrait facilement 1000… 5 gus devant la scène pour applaudir …mamma mia c’est bien Tenaglia qui arrive hilare en exécutant une espèce de chachacha devant trois pelés, un tondu + Gigi & sa bambina. Puis il discute avec ses potes et se cale aux platines, hésitant manifestement à commencer pour une aussi maigre audience. Ma il s’en fout. Il rigole, il kiffe déjà l’ambiance. Allez vamos on attaque. Du tribal bien massif, bien dense, peu à peu les gens rappliquent de partout, 1h après la tente est remplie mais pas blindée, parfait pour profiter de la fiesta tenagliesque. Le maestro est en pleine forme, rigolard, venant souvent sur l’avant-scène pour danser avec les Valleyeurs, jovial, tchatchant avec le public comme s’il nous recevait tous dans son loft de Brooklyn

18h 30 on part à la recherche de la Hard Area histore d’intercepter Lisa Lashes vs Anne Savage et on arrive en pleine tuerie. Les deux belles nanas déchaînées, épanouies, se roulant des pelles, hilares, se relaient aux platines en balançant skeud après skeud. Ça cogne comme du Bruce Lee. Tente de taille moyenne (400 personnes ?) mais carrément blindée, première ambiance de folie hurlante.

Leur set terminé on part faire un petit tour dans la chaleur du soir. Toujours plein de monde étalé sur les pelouses, toujours aussi peu de dancers sous les chapiteaux : Above and Beyond, Ben Sims et d’autres pointures mixent devant des groupes dispersés, Derrick May va commencer à Loveland sans plus de 150 personnes dans la salle. Et là …. comme c’est bizarre la vie, une étrange nostalgie nous imprègne, un flasback nous remonte comme une grosse bulle : la torrentielle Dance Valley 2005, le vendredi de fin du monde, le déluge sans fin, les trombes d’eau pissant sur les polders, le ciel d’encre, la bourrasque, les flaques de gadoue où on enfonce jusqu’à la cheville, l’apocalypse, tout le monde dégoulinant et à moitié gelé sous les sacs poubelle et les KWay couche sur couche, réfugiés sous la première tente venue pour s’éponger et se sécher, s’essuyer les yeux et voir sur scène … waou, Sasha … héééé … Hernan sous le chapiteau voisin …. Mamma Mia Deep Dish ici ! Nick Warren là ! Eddie Halliwell ! Behrouz ! Satoshi sous celle-là… ! J’ahhlucine …

Eh oui en a discuté avec des valleyeurs et tout le monde semblait d’accord : l’année dernière, c’était spécial.

Bon on va tout de même pas se plaindre car Derrick May est à bord et il assure grave comme l’an dernier. Du très grand art. 22h 30 on se couche avec les poules après avoir engouffré les célèbres croquettes Van Dobben http://www.amsterdamcongress.nl/fr/...n/default.aspx, http://en.wikipedia.org/wiki/Croquette , aucune idée d’avec quoi c’est fait (patates + poisson / chapelure ?) mais c’est très bon on a bâfré que ça pendant 2 jours.

Le camping de la DV c’est un endroit à part, un cocon géant en plein air mais isolé du reste du monde, des tentes de tous les formats, interdit d’en sortir, où 10 000 clubbers de tous les pays essaient de retrouver des forces, fonctionnent sur la même longueur d’onde, se massent les cannes et kiffent la même vibe.

Réveillé samedi à 9h par le soleil qui chauffe les tentes. Trop marrant de passer la tête par le zip et de voir émerger les tronches ahuries, biglant sous le soleil puis titubant vers les douches. Ambiance champêtre, amabilités, tout le monde se parle et se salue, un coup d’eau froide sur le crâne et on repasse la passerelle car le lineup du samedi a démarré.

La Mainstage est ouverte et on veut déjà voir à quoi ça ressemble cette année. Toujours le même vallon, scène gigantesque bouchant l’horizon, déco signes du zodiac. Bizarre : la vallée du fond n’est pas ouverte, certainement dû au manque de headliners. N’oublions pas que la DV de cette année est improvisée à la ramasse après le changement de date imposé au dernier moment par la municipalité alors que tout était déjà booké pour début août comme chaque année.

Pour le moment doit y avoir quand même déjà 500 personnes éparses sur les pelouses vallonnées, des familles de hollandais en orange et en mauve sous des tentes de plage, des jeunes, des moins jeunes, des vieux hippies. Question vestiment, l’apothéose du kitch. Pour les femmes des bonnets à cornes oranges, d’énormes soutien-gorge-ballons avec fleurs en plastique jaune-vert-violet, des décolletés cascadants, quelques supercanons lookées sexy, des rayures dans tous les sens, des patte-d’ef, des porte-jarretelles décomplexés sur cuissots dodus …. Ma quelque chose manque…?... Pas l’ombre du quart d’une caillera pour les harceler, les serrer et les reluquer en leur faisant comprendre qu’elles seraient mieux dans leur cuisine à faire la vaisselle. Ici nulle embrouille pour les signorina.

Les keums sapés n’importe comment, énormes, souvent tatoués et parfaitement aimables. Beaucoup de rosbifs ripailleurs en kilts et en bérets. Le ridicule tout le monde s’en tape ce qui compte c’est rigoler, se lâcher et bien faire la teuf. On se salue, on tchatche avec n’importe qui, on est au paradis et le paradis, c’est FLUO.

Sur la mainstage un mix hypnotique et pulsant de Miss Nine, très bien pour se remettre les neurones en place après les émotions de la veille. Groove dans l’herbe profitant du soleil matinal, les doigts de pieds en éventail, on est bien, on se réveille doucement, on met au point le prog de la journée sur le dépliant bien foutu.

11h30 – 12h30 balade sous les pelouses et les chapiteaux, ya déjà 10 fois plus de monde qu’hier. Bonne scène house ibizéenne aux Subliminal Sessions sous les palmiers en plastique, les sofas et les mini-piscines. Un peu plus loin les hamacs où on peut se balancer dans la brise matinale.

12h40 c’est l’heure de faire monter les bpm car Yves de Reuter est au Hard Stuff. Ne l’ayant jamais vu mixer je suis surpris par son look grassouillet et dégarni. Vu sa renommée je ne sais pas pourquoi mais je m’attendais plutôt au playboy de Knock-le-Zoot auréolé de gloire. Mais alors pour le son, rien à dire : la puissance créative du grand producteur, l’ampleur et l’humour noir de la techno belge, on en reste la bouche ouverte. Chapiteau bien rempli, connaisseur et pulsant.

13h30 à la recherche du Concept où Blake Baxter va commencer. C'est là ?...J’hallucine : 10 personnes sous un grand chapiteau pour un dieu de la techno, et cette fois ça ne se remplira pas jusqu'à la fin. Pourquoi ? Trop de soleil ? Trop de pelouses ? Danny Howells suivi d’Hernan Cattaneo sur la Mainstage, Monika Kruse puis Trevor Rockcliffe sur la Global Stage ? Un peu dommage quand même, on a envie d’aller rameuter le populo comme à la Foire du Trône en leur expliquant qui est Blake Baxter. Bof apparemment ça lui en touche une sans faire bouger l’autre et il démarre à donfe une techno grande cuvée pour un mix d’anthologie, on se tape un pur concert privé avec 10 vrais fans, je repars les yeux dans les étoiles et mon t-shirt autographié par l'illustrissime maestro.

15h15 on file part voir Trevor Rockliffe finir son set à la Global Stage blindée. Du solide.

Il est maintenant 15h30 et on devrait normalement filer à la mainstage pour se pâmer devant les pointures alignées : Danny Howells, puis Hernan Cattaneo, puis Mauro Picotto mais nous qu’est-ce qu’on fait ?... Hehe on est des petzouilles, on va se scotcher à Judge Jules en plein air sur la grande stage L.E.F..

Sorry c'est plus fort que moi, j’adore Judge Jules. Et lui, il a adoré la Dance Valley, je crois qu’il était jamais venu et il était comme un fou avec sa face de lune, son look de comptable en goguette (en fait un ancien avocat, d’où le « Judge »), ses pe yeux en bille, sa boule à zéro, avec ses « what the ????....» balancés au public à chaque montée en puissance, dressé derrière ses platines comme s’il scrutait l’horizon sur un radeau dérivant en pleine mer, la main en visière, effaré, catastrophé, « what the is this …?????.... », comme s’il n'y avait que le vide devant lui, comme si le public était mort et à chaque fois ça le fait, la provoque marche à donfe et tout le monde hurle et part en délire. Pour le chauffer encore plus je me suis mis droit devant lui & je lui ai fait signe qu’il roupillait & alors là ouaff ça lui a fait péter les plombs : « What ??...Are you nuts ???.. I’m not ing sleeping !!!! This is GREAT !!!! …I’m having the time of my life !!!!!....This is fantastic !!! »…. Hehehehehe supermix à ma convenance c.a.d. plus techno que transey. A la fin de son set d’1h45 il était manifestement emmerdé de devoir s’en aller, il a même prié Ferry Corsten de le laisser 5 mn de plus. Corsten l’a laissé faire en rigolant vu kil avait 3h devant lui pour mixer.

17h30 petite ballade dans les allées pour initialiser la machine & se réhydrater.

18h on chope l’ouverture d’Eric Morillo au Subliminal Sessions. Morillo (nouvelle coupe de cheveux genre iroquois en triangle derrière le crâne) ne plaisante pas du tout et attaque très fort après le massif Jose Nunez. On se croirait à la terrasse du Space sauf qu’on est dans le Grand Nord.

18h30 au Global Stage surchauffé Michel de Hey termine son set et je regrette bien de ne pas être venu plus tôt. Il fait 45° sous le chapiteau mais la fin de mix est somptueuse, de Hey a l’air de planer, les gens dégoulinent de sueur et ne touchent plus terre. Il passe le relai à Carl Cox qui envoie la sauce comme d’ab’, et comme d’ab’ je commence à m’emmerder au bout d’une ½ heure alors on se casse voir Juan Atkins au Concept, avant de se diriger doucement vers la Mainstage pour l’apothéose. Mais en chemin on tombe par hasard sur la Tente Eurogrooves où l’on décide de se risquer.

........Jamais vu un truc pareil. Un son transcore pétaradant (Mike S, Randy Katana, ma c’est qui ?...), un chapiteau blindé, 600-700 personnes, 40 ans d’âge moyen & souvent plus, les mecs énormes genre marins de Rotterdam bodybuildés et tatoués. Les meufs souvent encore plus tatouées des pieds jusqu’à la tête, beaucoup font plus d’un mètres quatre-vingt cinq avec épaules de déménageuses, la plupart lookées comme les vieilles putes du Cimetière des Eléphants en bas de la rue St Denis. Aussi des supercanons avec des tenues pas possible genre gaucho de la pampa ou tekno-gothique. Tout le monde explosé, une bacchanale, une kermesse flamande technoïde et ébouriffante.

Faut se taper 1 km à pied pour tout traverser & revenir à la Mainstage vers laquelle converge la foule. On se fraie un chemin jusqu’à mi-pente pour un panorama complet. Quand Armin Van Buuren prend les platines 40 000 clubbers lèvent les bras et hurlent comme des possédés. C’est parti pour 1h30 de trans crépusculaire et surpuissante avec quelques crowd-pleasers un peu bateau genre « Sweet Dreams » pour faire sentimentaler. Décor et lights-show à la hauteur, du pur bonheur. Pour moi encore meilleur que PVD l’année dernière.

11h tapante c’est l’extinction des feux, tout le monde est renvoyé chez soi sans l’espoir d’un rappel. Dur. Apparemment la municipalité ne blague pas et les accords passés sont à respecter à la minute. Back to the campement où nous attend l’énorme chapiteau-bar de nuit déjà bien rempli. Ça commence doucement House pour accélérer au fil de la nuit jusqu’au hardos. De belles meufs et des anglais dézingués font les gogos sur les tables, des hollandaises me sussurent euk vriken bronk en se marrant j’y comprend niente, la bière coule à flot, on retrouve les gens qu’on a rencontrés, high-fives à volonté, des sourires sur toutes les lèvres & tout le monde plane sans aterrir.

11h du matin la tente est pliée, faut charger la Yam’ & tracer sa route. Ciao belli on essaiera d’attendre un an.

Romain
Excellente ta review l'ami, un plaisir à lire.

Merci à Defcon aussi, ça donne faim cette DV.
anne348
Gigi Lamoroso, bienvenue sur TA! Quelle belle entrée en matière que cette superbe review de DV ;)

En effet ce qui est bien avec ces festivals, c'est que chacun fait le sien en fonction des DJ qu'il a envie de voir et les compte-rendus sont tous captivants et très différents.

Merci les gars
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