return to tranceaddict TranceAddict Forums Archive > Local Scene Info / Discussion / EDM Event Listings > Europe > Europe - France

Pages: 1 2 3 4 [5] 6 
DJ mag 2009 (pg. 5)
View this Thread in Original format
anne348
quote:
Originally posted by djmanu
Tsss, non Armin & Tiesto ne mixent pas tous les weekend à L.A ...
Je parle de Aly & fila, Cosmic gate, menno de jong, Gareth Emery, markus schulz, ronski speed, etc etc etc
En boite, j'ai vu plus de dj's trance là bas en 2 mois que ce que j'en verrai ici en 5 ans donc merci de ne pas parler sans savoir.


Bah la trance sur la côte ouest il y en a dans quelques clubs oui, ça fait des années que c'est le cas *d'après ce que l'on m'a dit*. Maintenant si on assimile la cote ouest aux US, alors on peut généraliser en effet...

Mais bon quand on parle de musique électronique aux states, on pense quand même EN PREMIER à la techno et la house, plutôt qu'à la trance... faut pas pousser mémé dans les orties.

Je sais pas moi, dites moi que la trance a investi Détroit, New York et Chicago tant que vous y êtes et ok là on vous croit :o
chasis.fan
quote:
Originally posted by anne348
Je sais pas moi, dites moi que la trance a investi (...) New York (...) tant que vous y êtes et ok là on vous croit :o

Diane ? Topo de la part d'Erica ? ;)
DianeDesEtoiles
quote:
Originally posted by chasis.fan
Diane ? Topo de la part d'Erica ? ;)

vas-y toi si tu veux lol moi des fois j'ai l'impression de pisser dans un violon quand j'poste :rolleyes: :clown:
anne348
Non mais étayez vos affirmations d'exemples, de témoignages ou autres, c'est ça qui est intéressant. Pas se gueuler dessus ou se vexer didiou :disbelief

En tout cas moi ça m'intéresse de savoir. Mais bon New-York c'est comme Paris hein, on trouve de tout et je vous rappelle qu'il y a un peu plus d'un an à Paris y avait moultes soirées trance, pour ça que c'était le style dominant? ;)

Fin suis surtout intéressée (mais vraiment quoi) par Detroit et Chicago, j'aimerais bien savoir vers quoi ils ont évolué?
matviscafcb
quote:
Originally posted by anne348
Fin suis surtout intéressée (mais vraiment quoi) par Detroit et Chicago, j'aimerais bien savoir vers quoi ils ont évolué?


+ 1 avec LA fille-qu'on-revoit-sur-TA-et-ca-fait-plaisir-y'a-du-avoir-des-menaces-d'avocat

:toothless
anne348
quote:
Originally posted by matviscafcb
LA fille-qu'on-revoit-sur-TA-et-ca-fait-plaisir-y'a-du-avoir-des-menaces-d'avocat


nan_du_tout_mais_suis_en_vac_et_j_attends_le_livreur_de_pizza
djmanu
quote:
Originally posted by anne348
Fin suis surtout intéressée (mais vraiment quoi) par Detroit et Chicago, j'aimerais bien savoir vers quoi ils ont évolué?


Exemple de club a chicago:
http://www.visionnightclub.com/events.php?b
anne348
quote:
Originally posted by djmanu
Exemple de club a chicago:
http://www.visionnightclub.com/events.php?b


hehe pas mal la programmation :toocool:

vais demander à un pote qui s'y connait comment ça a évolué détroit et chicago, si j'ai une réponse, je poste ici :)
anne348
Bon voilà j'ai reçu une réponse qui m'a super intéressé donc je la poste, je pense que mat notamment sera content de lire ça :) C'est long mais ça vaut la peine d'être lu imo.

quote:

Alors déjà la musique électronique n'est pas du tout le genre prédominant aux US, le marché est dominé par la pop / r’n’b, le rap, et le rock de djeuns (emo, punkrock, etc)

Un petit mot sur le rap : la east coast, la west coast c’est fini, depuis plusieurs années le style prédominant (et peut être même le style prédominant de musique en général aux US), c’est le « dirty south » (le rap du sud, Atlanta & co), appelé également Crunk. Intéressant, car c’est un son 100% électronique (par opposition au rap classique, plutôt basé sur le sample), qui puise ses inspirations dans la Miami Bass et la Ghetto Tech (deux genre anciens de musique électronique qui mélangent électro, hip hop, house et techno), et plus généralement dans le « booty », donc indirectement dans la house de Chicago. Par ailleurs c’est une musique qui assume sans complexe le mauvais goût, un genre de « rap qui tâche » qui fait régulièrement bon ménage avec la trance qui tâche lors de remixs ou de crossovers au gout douteux

Mais pour en revenir à la techno…

Alors OK c’est parti de Chicago et Detroit, mais ces deux genres n’ont jamais été populaires aux US, on peut même dire que ça toujours été extrêmement marginal

La house a commencé à exister à Chicago dès le début des années 80, comme substitut électronique et cheap au déclin du disco, via les DJs / clubs Franckie Knuckles au Warehouse et Ron Hardy au MusicBox, mais c’était cantonné au milieu gay black. Ca a finalement explosé dans toute la ville dans la 2ème moitié des années 80, mais ce fut très bref (3 ans au maximum) et limité exclusivement à Chicago. Ce n’est que quand ces disques ont commencé à être importés en Angleterre que cette musique a trouvé son public : européen. La suite, chez nous, on la connaît… Quant à Chicago, la house a disparu comme elle est venue et il n’existe plus depuis longtemps de scène house à Chicago.

A Détroit, c’est encore plus marginal, la techno de Détroit n’a jamais touché qu’un public extrêmement réduit, limité essentiellement aux acteurs de la scène
eux même (dj’s, producteurs). Par contre, comme pour la house de Chicago, cette musique a trouvé son vrai (et seul) public en Europe. D’ailleurs dans la première partie des 90’s de nombreux musiciens de Détroit (Jeff Mills, Blake Baxter…) se sont installés temporairement à Berlin sous la protection du label / club Tresor. Et aujourd’hui, à la différence de Chicago, il existe toujours une scène assez active à Détroit, constitué des vétérans et de leurs émules (on parle de « première vague », « deuxième vague » et « troisième vague » de Détroit), mais elle continue à trouver son public exclusivement en Europe et au Japon. Il existe par ailleurs une scène « house de Détroit » particulièrement intéressante, avec des artistes comme Moodymann ou Theo Parrish, qui proposent une deep-house minimaliste voire expérimentale très inspirée.

Parlons un peu de New-York et de la côte est en général : pendant les années 90, avant que la musique électronique ne se popularise (relativement) au US, c’est là que ça que ça se passait, avec une scène club très active, héritage de la disco et des années 70 (Studio 54, Paradise Garage). La house était alors LE genre underground vraiment branché, avec une grosse scène deep-house & garage (Masters At Work, Todd Terry, Tony Humphries, Kerri Chandler, Francois K, etc), et surtout une grosse scène club (house, hardhouse et progressive), avec les dj’s superstars Junior Vasquez, David Morales, Dany Tenaglia, Peter Rauhofer, Victor Calderone & co, les clubs Twilo, Tunnel & co, et une musique club efficace même si pas toujours du meilleur gout. Cette scène rassemblait les gays, les branchés, les « club kids », et s’exportait hors de New York via les « circuit parties », de très grosse fête itinérantes comparable à ce que fait ID&T avec Sensation, à la différence que c’était principalement gay.

Et maintenant ? et bien disons que la scène club de New York et les circuit parties se sont démocratisées, qu’elles sont essaimé à travers le pays (Californie, Miami, etc) et que la musique house / hardhouse / progressive pas toujours du meilleur gout a gagné en popularité et évolué vers une musique house / trance / progressive… pas toujours du meilleur gout. Les poids lourds de la progressive sont en place (Deep Dish), les pointures de la house funky idem (Eric Morillio, Robbie Riviera, Roger Sanchez), une partie des vétérans de la scène club new-yorkaise est toujours là, et tout ce petit monde fait des remix pour Madonna entre deux sets, tandis que la trance, si elle reste produite en Europe, s’importe plutôt bien et trouve facilement sa place dans les DJ’s sets des méga-parties (ou dans la BO d’American Pie !)

Donc la scène US… ben voilà quoi : ils ont leurs Tiesto et leurs David Guetta locaux, ils ont leur Ibiza (Miami), donc il n’y a pas de raison que ça ne continue pas son bout de chemin, vers une plus grande démocratisation, et malheureusement une uniformisation de la musique.

Il reste quelques pointures de Détroit (Jeff Mills, Carl Craig) qui ont su gagner une vraie popularité à l’étranger tout en continuant à proposer une musique plus ou moins pertinente, et de nombreuses scènes locales associées à des DJs comme Josh Wink ou John Aquaviva qui étaient là avant et sont toujours là maintenant sans tomber dans la radicalité de l’underground de Détroit ni dans la facilité des superstars du DJing des années 2000. Mais ai niveau des US, tout ça reste l’underground de l’underground.

Pour conclure :
- la prog et la house (commerciale) c'est mainstream d'ailleurs ils ont des pointures (deep dish, morillo, sanchez, etc)
- la trance c'est mainstream, mais ils l'importent car les pointures sont en europe
- la house underground par définition c'est underground, mais ils ont des bons producteurs qui marchent à l'étranger
- la techno c'est encore plus undergound, mais ils ont des bons producteurs qui marchent à l'étranger


Donc vous aviez raison, la trance, la prog et la house commerciale (Guetta and co) sont les styles dominants aux US d'après mon ami!
matviscafcb
Merci, c'est en effet tres interessant ! ;)

Pour la Techno de Detroit, c'est tres peu etonnant que leur scene reste "underground de chez underground" c'est un musique qui est tres radicale et qui a donc une faible capacité a toucher la masse, tu rajoute a ca le fait que des fer de lance comme Jeff Mills ne soit pas des gens qui aime se mettre en avant mais plutot mettre en avant leur musique... C'est d'ailleurs pour ca qu'ils ont monté leurs structures, a la base quand ils ont monté UR c'etait pour pouvoir sortir leur son comme il l'entendait une sorte de "Ok vous vous voulez pas de notre musique ou alors en la formatant, no problem on va la distribuer nous meme" aux majors et label de l'epoque. Je pense aussi que le fait de rester justement dans cette sorte "d'anonymat grand public" leur convient tout a fait

anne348
quote:
Originally posted by matviscafcb C'est d'ailleurs pour ca qu'ils ont monté leurs structures, a la base quand ils ont monté UR c'etait pour pouvoir sortir leur son comme il l'entendait une sorte de "Ok vous vous voulez pas de notre musique ou alors en la formatant, no problem on va la distribuer nous meme" aux majors et label de l'epoque. Je pense aussi que le fait de rester justement dans cette sorte "d'anonymat grand public" leur convient tout a fait


Oui c'est leur credo en effet, cela dit, on ne sait pas ce qu'ils auraient fait si ça avait marché, ça aurait sans doute évolué différemment qui sait?
_ Andy _
Lui il gardera toujours le globe:

quote:
David Guetta:
Tune of 2009: David Guetta feat Kelly Rowland 'When Love Takes Over' (Virgin)


:rolleyes:
CLICK TO RETURN TO TOP OF PAGE
Pages: 1 2 3 4 [5] 6 
Privacy Statement