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About Music Industry (pg. 4)
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_IDS_
Ok merci pour l'explication, mais si je comprends bien chaque label a donc besoin d'un distributeur pour être présent dans les magasins, site online, etc??

Ca veut dire qu'un label comme Bonzai produisait et vendait ses propres artistes tant qu'ils étaient à la maison, mais que pour être présent sur Juno ou beatport ils doivent passer par un "mandataire/distributeur"?!

Sérieux c'est chelou comme environnement, c'est un milieu de rapace, j'ai vraiment le sentiment que tlm bouffent à tous les râteliers dans ce truc.:rolleyes:
matviscafcb
quote:
Originally posted by TonyParis
pendant qu'on y est vous pouvez recapitulez le boulot de chacun sur toute la chaine ? Je suis pas sûr de savoir.

Genre le label il fait quoi ? La production ? Il avance le fric ?


Le label il signe le ou les morceau de l'artiste. C'est lui qui va rémunérer l'artiste sur les ventes. Il gere la promo de l'EP (envoi a quelques djs reconnus, mise en avant sur les plateformes de ventes, pub sur les sites web spécialisés) et c'est a peu pres tout.

On va dire que le plus gros boulot d'un label c'est de faire une grosse selection des morceaux et de decouvrir de nouvelles perles pour se forger un image de marque solide. Cette image de marque sert apres aux artistes que tu signe. Aujourd'hui pour prendre un exemple simple tu signe un EP sur InFiné c'est une enorme reconaissance et un tres gros coup de projecteur pour un artiste inconnu (voir les cas de Rone et Arandel)

En gros la chaine d'un morceau c'est :

Production par l'artiste > (quelquefois mastering par un "ingé son" mais fait la plupart du temps par l'artiste > label > distributeur > shop

quote:
Originally posted by TonyParis
Comment ca se passe quand on veux remixer une track ? Faut l'accord de qqn ? On dispose des differentes pistes sonores ou on se demerde avec la track finie ?


Pour les remix : soit quand un artiste sort un EP il le fait avec juste des morceaux a lui, soit il fait un track et se fait remixer. Dans ce cas la c'est le label qui propose les remixeurs (la plupart du temps) et les valide. Le remixeur recoit le morceau en piste séparées (en format wave bien sur)

Apres tu peux aussi faire un remix sans rien demander a personne juste pour toi. Dans ce cas la vu que tu n'as pas les parts (pistes) du track y'a 2 solutions soit tu sample les parties que tu veux utiliser, soit tu rejoue les notes. Si tu veux sortir le morceau c'est une autre histoire, le label detient les droits donc si tu as utilisé des samples il faudra les "clearer" et dans ce cas la le label te d'origine du morceau te prends a peu pres tout les revenus du remix. Si tu as juste rejoué les notes tu ne peux pas utiliser le nom de l'artiste original et t'indiquer comme remixeur mais tu as le droit de le sortir c'est ce qu'on appelle un "cover" par exemple le Man with red face de Funkagenda clic et le Jaguar de Sebastien Leger clic (meme si ces 2 morceaux ont été validés par Garnier et Rolando)

J'espere que c'est assez clair ;)
matviscafcb
quote:
Originally posted by _IDS_
Ok merci pour l'explication, mais si je comprends bien chaque label a donc besoin d'un distributeur pour être présent dans les magasins, site online, etc??

Ca veut dire qu'un label comme Bonzai produisait et vendait ses propres artistes tant qu'ils étaient à la maison, mais que pour être présent sur Juno ou beatport ils doivent passer par un "mandataire/distributeur"?!

Sérieux c'est chelou comme environnement, c'est un milieu de rapace, j'ai vraiment le sentiment que tlm bouffent à tous les râteliers dans ce truc.:rolleyes:


Avait pas vu ton post IDS

Pour les tres tres gros labels je sais pas si ils passent eux aussi par un intermediaire ou si ils traitent directement avec les shop. Surtout que certains ont par exemple des contrats d'exclusivités avec Beatport

La je donne juste un retour puisque j'en ai parlé y'a pas longtemps avec mes potes qui ont leurs labels depuis 1 an
Kartman
quote:
Originally posted by matviscafcb
Si tu as juste rejoué les notes tu ne peux pas utiliser le nom de l'artiste original et t'indiquer comme remixeur mais tu as le droit de le sortir c'est ce qu'on appelle un "cover"


T es sur de ca ? c est juste le fait d'utiliser le nom ?
Le remix de ZoR de lethal industry joué par Scot Project dans quelques events a jamais ete release justement parce que c etait pas un remix officiel. Si je te suis ca voudrait dire qu'il aurait pu le releaser en changeant le nom ?
Mr. D
quote:
Originally posted by Kartman
T es sur de ca ? c est juste le fait d'utiliser le nom ?
Le remix de ZoR de lethal industry joué par Scot Project dans quelques events a jamais ete release justement parce que c etait pas un remix officiel. Si je te suis ca voudrait dire qu'il aurait pu le releaser en changeant le nom ?

Tu dois payer des droits lorsque tu :
1. utilise un sample d'un titre qui n'est pas libre de droit
2. utilise le nom d'un artiste ou d'un groupe (qui est assimilé à un marque)
3. utilise le nom d'un titre

Donc oui, si tu as juste rejoué les notes et que tu n'utilises pas le nom d'un titre ou de l'artiste, tu peux légitimement release ta prod.

Exemple (tiré de la bible Electrochoc by Laurent Garnier) : Sony voulait faire une compil techno et avait demandé à Underground Resistance le droit d'y mettre "Jaguar". Évidement, les majors c'était pas vraiment le trip de Mad Mike (le boss d'UR), donc il a refusé. Sony a alors fait un cover du titre et l'a sorti sous un nom bidon à une échelle internationale.


quote:
Originally posted by _IDS_
Ok merci pour l'explication, mais si je comprends bien chaque label a donc besoin d'un distributeur pour être présent dans les magasins, site online, etc??

Un label n'est pas obligé de passer par un distributeur pour être présent dans les magasins, site, etc. Mais dans la plupart des cas, ils n'ont ni le temps, ni la compétence pour ce genre de travail. Il est donc plus rentable et plus efficace pour le label de faire appel à une société spécialisée dans cette activité commerciale.

quote:
Originally posted by _IDS_
Ca veut dire qu'un label comme Bonzai produisait et vendait ses propres artistes tant qu'ils étaient à la maison, mais que pour être présent sur Juno ou beatport ils doivent passer par un "mandataire/distributeur"?!

Même réflexion que mat. Passer par un distributeur a évidement un coût. Certain gros label peuvent donc trouver plus intéressant d'internaliser cette activité de distribution. Mais à mon avis cela serait plutôt les majors qui ont ce genre de pratique (et encore, à vérifier).

quote:
Originally posted by _IDS_
Sérieux c'est chelou comme environnement, c'est un milieu de rapace, j'ai vraiment le sentiment que tlm bouffent à tous les râteliers dans ce truc.:rolleyes:

:toothless On trouve ce fonctionnement dans beaucoup d'industries, surtout dans l'industrie de la culture. La spécificité de ce secteur est la taille des entreprises, plus de 90% des sociétés ont moins de 5 salariés. Donc ils ne peuvent pas engager un commercial à plein temps qui serait chargé de la distribution.
Le système a bien sûr ses défauts. Par exemple si tu monte ton propre label demain, c'est pas sûr que le distributeur te fasse les mêmes conditions et prix qu'Infine :toothless . Mais dans la plupart des cas c'est le moyen le plus efficace pour les labels de dépasser le niveau régional.


quote:
Originally posted by TonyParis
pendant qu'on y est vous pouvez recapitulez le boulot de chacun sur toute la chaine ? Je suis pas sûr de savoir.

Genre le label il fait quoi ? La production ? Il avance le fric ?
Et l'editeur ? Ca existe en electro ?

D'une manière générale, le label est chargé de :
1. la "production" de l'album ou de l'EP ;
2. l'organisation de la distribution et de la promotion de l'album ou de l'EP ;
3. redistribuer les éventuelles bénéfices.

Ce que recouvre le terme production est très variable. Si tu es un groupe pas connu, personne ne t'avancera de l'argent pour que tu réalise une maquette (un preview de l'album). Si tu t'appelles Black Eyes Peas, les majors vont t'avancer des millions pour que tu puisses faire ton prochain album. Par ailleurs, la production est moins coûteuse dans le milieu de la musique électronique : pas de répétition, pas de location de studio, etc.
Quoiqu'il en soit, si tu as signé avec un label la production de ton prochain album/EP, le label exerce son activité d'édition. Comme l'a dit mat, l'image de marque que se construit le label est extrêmement importante (auprès des consommateurs, des artistes et des professionnels). Donc le label va faire retravailler l'artiste sur son album jusqu'à ce qu'il en soit satisfait.
Une fois cela fait, le label se charge du mastering et du pressage des CD/vinyl.

Puis il se charge de distribuer l'album. Soit en passant par un distributeur (cf ci-dessus), soit lui-même.
Il se charge également de la promotion de l'album. Mais là aussi, l'activité peut être déléguées à des entreprises spécialisées dans la promotion. Généralement les distributeurs proposent des services de promotion/marketing.

Le label peut également se charger de la communication autour de ses artistes (interview, rencontre, événement promotionnels, etc.). Par ailleurs,la nouvelle activité qui est en train de fortement se développer c'est le [[ LINK REMOVED ]]
. Cela consiste à gérer, développer et monétiser la base de fan des artistes.


La chaîne comporte d'autres acteurs :
- le "promoteur", c'est lui qui organise les soirées. Il rassemble la line-up, loue la salle, fixe le prix d'entrée et ramasse toute la billetterie. Un label peut aussi être promoteur. C'est le cas d'Infine, Warp, Armada, mais aussi d'une multinationale comme Live Nation qui gère l'ensemble des activités de Madonna.
- le propriétaire de salle de concert, qui, comme son nom l'indique accepte, ou non, de louer la salle au promoteur. Dans ce cas il touche le prix de la location de la salle et les recettes du bar. Pour indication, au Café de la Danse, petite salle dans laquelle la peinte est à 7€, les recettes du bar sont généralement égales à 3 fois l'investissement effectué dans le stock d'alcool. Autre particularité parisienne, la quasi totalité des salles de concert appartiennent à des promoteurs.
- le manager, qui gère les contrats de l'artiste avec tout les autres acteurs.
- la maison de disque ou major, qui regroupe plusieurs labels. Cela permet de réaliser des économies d'échelle sur toutes les activités et d'avoir un plus grand pouvoir de négociation auprès des autres acteurs.


Moi je trouve ça passionnant comme sujet :toothless
Kartman
Intéressant toutes ces explications :)

Par contre il reste un point pas clair c'est dans quel cas on peut etre accusé de plagiat et avec quelles consequences ?
_IDS_
Ouai intéressant les précisions, merci Mat et Mr.D!:cool:
Mr. D
quote:
Originally posted by Kartman
Par contre il reste un point pas clair c'est dans quel cas on peut etre accusé de plagiat et avec quelles consequences ?

La définition d'un plagiat est très floue... Si tu veux tu peux jeter un oeil au chapitre du code de propriété intellectuelle relatif aux marques et à l'article relatif au droits d'auteur .

Pour ce qui est des risques encourus :
quote:
En droit français, le plagiat est protégé dans deux domaines différents.

La propriété intellectuelle (droits d’auteur ou droits voisins) est protégée par l’article L335-2 du Code de la propriété intellectuelle. La violation de cet article pourra engager la responsabilité de l’auteur sur le fondement de l’article 1382 du Code civil, qui permettra au demandeur d’obtenir des dommages et intérêts en fonction du préjudice subi. De plus, en responsabilité pénale, selon la loi du 29 octobre 2007, les peines encourues vont jusqu’à 5 ans de prison est 500 000€ d’amende.

Le non-respect du droit d’auteur, c'est-à-dire toute utilisation d'une œuvre protégée qui n'est pas expressément autorisée par son auteur ou par ses ayants droit, est sanctionné par l’article L353-3 du Code de la propriété intellectuelle.
source

Donc théoriquement, tout ce que mat et moi avons dit plus haut est faux. Mais dans la pratique c'est autre chose...


quote:
Originally posted by TonyParis
et au niveau economique, si le morceau est vendu 10¤ ds le commerce ou 10¤ sur un site web, c'est quoi la repartition ?

bah ça dépend des contrats :toothless Dans le physique, d'une manière générale les magasins et sites doivent prendre entre 20 et 30% du prix de vente HT. Pareil pour le distributeur à mon avis. Plus la taxe de la sacem à 7% et la TVA (à 19,6). Le label doit donc récupérer entre 30 et 50% du prix de vente d'un CD. Enfin c'est un peu à la louche :toothless .
Le figaro avait publié en 2010 un schéma récapitulatif mais je n'arrive plus à mettre le main dessus :( .

Pour le numérique (données de 2006) :



source

quote:
Originally posted by TonyParis
Qu'est ce fait vivre un gars qui fait des prods ? (un DJ c facile :))

Le travail qu'il fait à côté :toothless . Et de même pour les DJ :toothless
Très très très très peu d'"artistes" qui travaillent dans la musique en font leur gagne pain (surtout si tu ne fais pas du rock ou de la variété française).
Migoa
Attends quand ils parlent de "Maison de disques" dans le schémas là ils veulent dire Label ou Major ?
matviscafcb
quote:
Originally posted by Migoa
Attends quand ils parlent de "Maison de disques" dans le schémas là ils veulent dire Label ou Major ?


C'est la meme chose

_IDS_
quote:
Originally posted by Mr. D
Le travail qu'il fait à côté :toothless . Et de même pour les DJ :toothless
Très très très très peu d'"artistes" qui travaillent dans la musique en font leur gagne pain (surtout si tu ne fais pas du rock ou de la variété française).


Mouai on entend souvent dire ça, sauf que je ne pense pas que des mecs qui produisaient uniquement (sans activité Dj, show, etc...) comme MIKE, Frederico Santini, Geert Huinink, Charlie May, Barry Jamieson, etc... ils sont tout de même pas à un point de faire la manche, c'est même plutôt l'inverse à mon avis.

Le cas le plus extrême est même Français, Emmanuel Top ne touchait pas de cachet en tant que Dj en club ou en event, même du liveset il n'en a jamais exécuté en public, et il s'est pourtant mis à l'abri financièrement et pas qu'un peu.
Il est même à contre sens de tous ce que l'on a évoqué, il produisait sous son propre label, se distribuait seul, négociait lui même ses contrats de diffusion, les labels lui ont tous mangé du grain dans le creux de la main à ce gars là, seul Diki Records l'on releasé une paire de fois mais c'est normal c'était des potes, les autres il les a fait cracher au bassinet, j'ai un grand respect pour ce mec!:thepirate
matviscafcb
IDS tu cites des artistes qui doivent quand meme faire un volume de vente assez important, ces gens ne doivent representer qu'une infime partie du marché

Pour Emmanuel Top c'est encore different, puisque a son epoque le marché etait quand meme different (musique exclusivement sur support physique donc non piratable) et ou les quelques producteurs talentueux avaient quasiment une situation de "monopole" sur la scene.

Pour un producteur aujourd'hui vu l'offre proposé a l'auditeur il est beaucoup plus compliqué de se faire remarquer tant il est noyé dans la masse
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